Un bon chapellier à Paris : Anthony Peto

Le chapeau, jusqu’au milieu des années soixante, était un accessoire indispensable. Les hommes en avaient au moins un, et les femmes encore plus. Avec les années soixante-dix, les tendances à se laisser pousser les cheveux et au style moins formel, les chapeaux se sont faits rares sur les têtes. Résultat : fut un temps, il y a avait des chapelleries partout, et des bonnes. Désormais, trouver un bon chapeau, un chapeau de dandy moderne, même à Paris, c’est compliqué. On trouve le témoignage de personnes désespérées qui ont acheté des chapeaux dans les boutiques à touristes de Montmartre. Les pauvres. Le calvaire est fini. J’ai visité la chapellerie d’Anthony Peto, qui propose tous les modèles de couvre-chefs possibles. Petite visite guidée :

Dès que l’on aperçoit la vitrine, on ne peut plus douter : c’est une chapellerie.

Une fois à l’intérieur, on doute encore moins. On découvre vite que chez Anthony Peto, il y a toutes sortes de chapeaux. Des feutres, des bérets, des casquettes, des « gavroches », des chapkas, des haut-de-formes, des chapeaux melons, des casques de moto vintage, ou encore des panamas (« panama » se réfère en fait à la matière du chapeau ; un panama peut donc adopter toutes les formes auxquelles la matière se prête).

Sur la droite, ces chapeaux aux formes modernes. Des chapeaux « casual » qui vous vaudront la dénomination « le mec cool au chapeau, là », dans une soirée.


Ils ont une sélection de haut-de-forme qui mêle différentes tailles et matières.

L’accueil est chaleureux. Moi, c’est Éric qui m’a reçu et expliqué l’histoire de la marque. Anthony Peto, le fondateur, est né à Londres. C’est un entrepreneur qui aura lancé une troupe de théâtre, écrit pour un magazine d’art, organisé des évènements caritatifs. Arrivé à Paris, en 1986, il s’associe à la styliste Marie Mercié pour créer une marque de chapeaux féminins. Puis en 1992, face aux demandes masculines, il créé sa propre marque. Une marque désormais plutôt connue puisqu’elle compte des clients comme Mathieu « M » Chedid, Romain Duris, Christophe Maé (c’est pas un contre-argument, ça ?), Juliette Binoche, Prince (really ?), Olivia Ruiz…
Les chapeaux sont fabriqués en usine, pour certains, ou directement à la boutique. C’est le cas des chapeaux sur mesure. Vous pouvez donc venir à la boutique et faire fabriquer le chapeau de vos rêves.

J’adore ces casques d’aviateurs rétro. Dommage qu’ils ne soient pas aux normes deux-roues.

La boutique compte nombre de casquettes, aux formes très rétro, gavroche, ou aux formes plus modernes. En général, la politique de la marque est de moderniser les coupes des classiques.

- casquettes, bérets , gavroches

Ces feutres, par exemple, sont tout ce qu’il y a de plus contemporains : leur petite taille s’éloigne du feutre arboré dans les années trente dont il s’inspire.

- toutes sortes de chapeaux
Comptez entre 80 et 110 euros pour une casquette, et entre 80 et 150 euros pour un chapeau.
Anthony Peto, 56 rue Tiquetonne, 75002 Paris – Metro Etienne Marcel (M4) – 0140266066
info@anthonypeto.com

