Le Mans Classic - Alain Figaret

Le Mans Classic avec Alain Figaret

Charly Desmet
24 février 2015 – 2 Comments

Patrouille Delta Fox, Yankee Novembre,
paré au décollage tour de contrôle,
à vous…

hélicoptère

Notre taxi des airs

C’est à peu de chose près ce Maxime et moi entendons dans notre casque alors que l’Eurocopter EC-130 qui nous emmène, direction Le Mans. Il est 9h30, et l’héliport de Paris fait face à un temps légèrement capricieux. Qu’à cela ne tienne, nous nous dirigeons vers le point de repère Victor Charlie et, d’après la vue, j’imagine que cela m’indique le secteur Versailles Château. A chaque minute, nous nous rapprochons de la Sarthe et de sa piste mythique

Circuit du Mans Classic

Le Mans Classic en hélicoptère

Circuit du Mans Classic

Arrivés au Mans, après un survol du circuit, nous rallions celui-ci dans une Dodge du D-Day. Dans notre cortège se mélangent les Aston et les Alpine, les Ford et les Ferrari. On dit qu’un amateur d’auto pouvait compter avec ses oreilles. Je le peux.

Avant même d’avoir à montrer nos invitations pour accéder au Mans Classic, je distingue les moteurs 4, 5, 6 cylindres, qui viennent introduire la mélodie mécanique qui se joue autour de moi. Celle-ci est agrémentée d’une partition nerveuse qu’assurent les moteurs 10 et 12 cylindres. Enfin, elle est parachevée par mon instrument de vitesse favori: le V8 et son staccato guttural et caverneux. Splendide. Dans la loge Alain Figaret, je réalise deux rêves de gosse. Celui de l’amateur de rock’n’roll, et celui de l’amateur de belles mécaniques. Je rencontre Brian Johnson, le sympathique chanteur d’AC/DC, au côté duquel je peux admirer une vue que je n’osais qu’imaginer jusqu’à présent: la ligne de départ.

Brian Johnson AC/DC - Sodandy

Depuis mon observatoire privilégié, j’ai tout loisir d’admirer les plus belles autos du monde. Elles se déplacent en meute, rugissant depuis le fond des chicanes Ford, duquel elles s’extirpent avec conviction avant d’avaler la route pour aller se perdre dans l’horizon du virage Dunlop. Il est ensuite temps pour Maxim et moi d’aller aborder le circuit de manière plus sérieuse… J’embarque en passager dans une Ferrari F430. La livrée rouge, reconnaissable entre toute abrite un intérieur cuir beige d’excellente facture qui ne parvient pas à masquer les velléités sportives du bolide. Derrière moi, sous le capot arrière, se situe en effet un V8 de 4.3L développant 490 chevaux, 560 Nm de couple et 320 km/h de vitesse de pointe. De quoi permettre aux roues arrières d’assurer un 0 à 100 km/h en 3,9 secondes. La brutalité dans un écrin de raffinement.

Maxim, à bord d’une Porsche 911 GT3 RS, une voiture qui peut se targuer de chiffres tout aussi éloquents que la précédente, n’est pas en reste. Il dépassera, sur la ligne droite de Mulsanne, la barre mythique des 300 km/h.

Ayant eu l’occasion de piloter sur circuit, j’anticipe les mouvements du pilote, les réactions sur la piste. Tout se joue à la milliseconde.  Être sur le circuit du Mans dans de telles voitures ne saurait être résumé à des mots tels que « ballade » ou « trajet ». On fait une ballade, on effectue un trajet. On vit un tour du circuit du Mans. L’adrénaline naît et monte en vous, vous faîtes vos armes à la chicane Dunlop, votre heure de gloire sera sur la ligne droite de Mulsanne, les virages d’Indianapolis et d’Arnage vous mettront à rude épreuve, enfin, vous vous verrez vaciller du virage Porsche jusqu’à la chicane Maison Blanche. Vous aurez passé un cap. Et vous n’aurez alors accompli qu’un seul tour.

Après avoir remercié le pilote, je reste aux abords des paddocks, je m’imprègne de cette odeur de gomme, d’essence et d’huile que j’affectionne tant. Des Lotus Elise côtoient des Ford Mustang. Les Ford GT40 s’alignent avec les Ferrari, rivales historiques, dans une ambiance sérieuse mais bon-enfant que seuls de véritables passionnés peuvent assurer. L’après-midi, nous flânons dans les allées. Nous en profitons pour parcourir un espace ou un bon millier de Porsche sont alignées. Nous craquons pour cette 356, la toute première, dans son jus.

Dandy - Porsche 1600

Porsche 356

Nous admirons des Ferrari dont on n’ose imaginer le prix. Si on nous l’indiquait, on n’oserait s’en offusquer devant la beauté de la chose.

Au Mans Classic, les couleurs et les formes se mêlent et s’entrechoquent. Les livrées des bolides se parent des étendards des sponsors, des panneaux et des drapeaux. Les voitures des princes et des lords du début du 20ème siècle stationnent au côté des fusées des années 70/80. Un monde à part.

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Avant de reprendre l’hélico, Ludovic LeBoeuf, président de la marque Alain Figaret nous fait l’honneur de nous présenter sa Jaguar Type-E. Un mythe d’élégance, de raffinement et de classe britannique dont les lignes intemporelles et distinguées cachent un puissant 12 cylindres.

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Aller au Mans Classic, c’est vivre quelque chose d’unique, de merveilleux et d’épuisant, de magnifique et de brutal. De l’émotion.

Dandy - Alain Figaret

Charly

Le Mans Classic - Alain Figaret

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2 Thoughts to Le Mans Classic avec Alain Figaret

  1. Hervé 15 mars 2015 at 23 h 37 min

    J’ai dû regarder votre première photo aérienne plusieurs fois pour me convaincre que ce n’était pas une maquette, elle est fantastique ! En tout cas, vous avez eu de la chance lors de votre périple, vous avez même pu rencontrer Brian Johnson !

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  2. natieak 12 avril 2015 at 17 h 25 min

    Des moments comme ça, ça laisse de beaux souvenirs ^_^

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