Les baskets éthiques
Dandies, Dandinettes, si vous vivez, comme moi, en Occident, il y a beaucoup à parier que vous possédez également une bonne dizaine de paires de baskets. Alors, une fois qu’on en a des blanches, des noires, des bleues, etc., que faire ?
En acheter d’autres. Mais voilà, à l’heure où l’on se définit beaucoup par ce que l’on achète, on peut aussi s’acheter une conscience tout en s’achetant des baskets. Si, si. Le problème, avec les marques éthiques, c’est qu’elles sont souvent le fruit de la volonté de jeunes entrepreneurs, ou de hippies. Et dans les deux cas, esthétiquement, on reste souvent sur sa faim. En d’autres termes, c’est moche.
SODANDY vous fait un panorama des chaussures « éthiques » et plutôt jolies.
OAT : les plus originales
Le projet

C’est côté projet que OAT se distingue : chaque basket peut être reconvertie en pot de fleur après usage. Chaque chaussure est biodégradable ; une fois vos baskets hors d’usage, arrosez les et observez les graines insérées dedans germer. Une manière efficace rigolote de réconcilier nature et industrie.
Les modèles
Côté modèle, c’est presque convaincant. Mais l’hybridation chaussure de skate/botte de cosmonaute n’est pas très séduisante. Et le simili-cuir qui plisse au porter… encore moins.
Comptez 199 euros. Cela fait cher le pot de fleurs.
Sawa : les plus sympas
Le projet
Les Sawa, c’est sympa. Le projet rappelle un beau proverbe : celui sur le fait de ne pas donner un poisson à celui qui a faim, mais lui apprendre à pêcher, tout ça. Les Sawa sont fabriquées au Cameroun, à partir de matières premières aussi produites sur le continent : les lacets proviennent de Tunisie, le caoutchouc, d’Egypte, le cuir est Marocain, le carton et les toiles du Cameroun.
Les modèles


Les modèles de baskets Sawa nous rappellent beaucoup de baskets de type New Balance. Efficace, mais pas hyper pointu. Beaucoup mieux depuis qu’ils ont intégré des montantes. Pas mal.
Entre 75 euros et 115 euros.
Piola : les plus responsables
Le projet

Caoutchouc naturel, coton bio confection équitable. Et des engagements forts comme le fait de payer une grande part de la facture dès la commande, et de reverser aux fabricants un montant par paire de chaussure vendue.

Dans le champ de coton d’un des cinquante-cinq producteurs de fibre biologique appelés « algodoneros »
Piola défend sûrement le projet le plus abouti. Le commerce on-ne-peut-plus équitable. Après une année passée dans une ONG au Pérou, Antoine Burnier se découvre une vocation. Il lance Piola, qui signifie « élégant » en Espagnol. Le projet fait fabriquer ses baskets au Pérou, à partir de latex naturel d’hévéa d’Amazonie péruvienne, et de coton biologique Tanguïs du Sud du Pérou, issu d’une fibre de 6mm reconnue pour sa forte résistance. Chaque acteur étant rémunéré mieux que de raison pour qu’à chaque étage de la chaîne de valeur, chacun profite.
Les modèles

Piola a commencé avec des baskets de toile, bicolores, également « newbalancesques », qui ont valu à la toute jeune marque une collaboration avec Agnès b. Pas mal non plus, pour ceux qui aiment. Toujours pas hyper pointu.

Piola printemps/été 2012

Leur toute nouvelle collection printemps/été 2012 est bien plus convaincante. Elle intègre des baskets en cuir hautes et basses, et compte un modèle qui me séduit largement : les marrons.

Autre avantage : elles se positionnent à un prix très compétitif de 115 euros.
Veja : les plus cool
Le projet

Caoutchouc naturel issu de la forêt amazonienne, cuir tanné de manière végétale (la méthode la moins polluante), coton bio, tout ça, tout ça. C’étaient les premiers sur le créneau. Vous connaissez : chez Veja, on est tellement éthique qu’on n’a à peine besoin de le mentionner.
Les modèles
Attention, chez Veja, tout n’est pas bon à prendre. Je ne recommanderais absolument pas leur modèle classique, paré d’un imposant logo « V ».

En revanche, la marque nous livre chaque saison quelques paires de chaussures en cuir hautes et/ou basses absolument stylées, qui n’ont rien à envier à des baskets Lanvin. Et sont plus abordables : 110 euros.

Autre possibilité : opter pour une de leur collaborations. Celle avec French Trotters est absolument canon. Mais moins abordable : entre 140 et 160 euros.
Twins for Peace : les plus stylées
Le projet
Who cares ? Elles sont stylées.
Plus sérieusement, achetez une paire, et une paire sera donnée à un enfant nécessiteux. Chaque saison, la marque travaille avec une ONG implantée dans un pays différent. Cute.
Les modèles


Baskets twins for peace homme

Baskets twins for peace unisexes
Se reconnaissent à l’embout de lacet rouge. Ils sont très réussis. La forme originale de la chaussure toile était déjà bien conçue. Pied fin, bien proportionné… Sûrement pas loin du chiffre d’or. « Twins » a réussi à le décliner dans les matières et les styles jusqu’à avoir une offre esthétiquement très convaincante. La bonne idée étant d’être passé au cuir. Qu’il s’agisse des baskets basses…


Baskets twins for peace Vinci High Tops
ou des hautes.

Twins for Peace printemps/été 2012

Twins for Peace printemps/été 2012

Twins for Peace printemps/été 2012

Twins for Peace printemps/été 2012
Et l’on a très, très hâte de voir sortir la production de cet été.

