Pérou choquequirao

Jusqu’à Choquequirao

Maxime Desmet
2 janvier 2013 – 3 Comments

Après une journée à parcourir la côte du Pérou, une journée à gravir les Andes en 4×4 c’est maintenant le moment de monter à l’assaut de Choquequirao.

Pour ceux qui arrivent en cours d’aventure, Choquequirao est une cité Inca relativement comparable au Machhu Pichu mais qui a une renommée moindre. Normal, puisque le site n’est accessible que par deux jours de marche.

Choquequirao

Ce voyage est pour moi occasion de vous faire partager mes aventures de Dandy-Ana-Jones et de vous présenter le chronographe Timex qui m’a accompagné tout au long de ce périple.

Alors chausses tes souliers de trek, on passe à travers le Pérou jusqu’à Choquequirao…

4h. Avant que le jour se lève nous embarquons dans un combi roulant à tombeau ouvert. Autour de nous, le noir, seul l’asphalte troué nous rappelle que nous ne sommes pas dans un rêve. Direction Cachora. Après trois heures de route, nous arrivons dans ce village coincé dans une petite vallée ou l’on accède par une route de terre accrochée aux flancs des montagnes.

Montre Timex

choquequirao

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Le premier jour de marche n’est pas difficile – plutôt de la descente, un peu de montée. Une promenade de santé en somme. Juste un détail attire mon attention : les énormes et longs saillis sur le chemin qui était encore carrossable il y a peu. Parfois même, un petit monticule de pierre recouvre le terrain. Cette observation, je vais la renouveler tout au long de la route.

choquequirao

Après une halte pour déjeuner, on repart. Marche jusqu’à arriver vers 17h au camp où nous passerons la nuit. Les tentes et les quelques baraques sont installées sur une sorte de plate-forme qui tombe directement dans l’Apurimac, 300 m plus bas, avec une vue sur le coucher de soleil et le lever sur le Salcantay. C’est aussi nous dit-on « un endroit sûr ». Je comprendrai tout l’intérêt de cette remarque le lendemain matin.

Le lendemain nous partons à l’aube, et commençons par descendre pendant deux heures pour rejoindre la « Plaza San Ignacio », point où se passe la traversée de la rivière Apurimac, la plus lointaine source de l’Amazon. Au début de la descente, il fait si peu jour que je vois à peine le sol sur lequel je marche. Après 30min, nous passons devant un autre camp avec quelques constructions « en dur ». Ce camp a été déserté depuis qu’un éboulis de pierre est venu détruire une des maisons – vous vous souvenez « un endroit sûr« .

Le jour est déjà bien levé lorsque l’on arrive sur du plat, près du lit de la rivière. Marcher sur une surface plane n’est déjà plus naturel pour moi. A ce moment, on peut vérifier de manière très empirique que lorsqu’il y a de l’eau, il y a des moustiques.

Le jour est déjà bien avancé, mais la brune du matin pas encore dissipée. Maintenant il nous faut traverser l’Apurimac. Ce que je ne vous ai pas dit c’est qu’avant notre départ nous avions eu une information. Le pont a été détruit par un glissement de terrain. Dit comme cela, ce n’est pas très impressionnant, et j’avais à l’époque insisté pour que cela ne remette pas en cause notre voyage. Maintenant sur place, je me rends compte de ce que veut dire « glissement de terrain » au Pérou. Très simplement, c’est un morceau entier de la montagne d’en face qui est tombé dans la rivière, l’a faite déborder et a emporté le pont.

Pour traverser il ne reste plus d’une sorte de filin métallique auquel est suspendu une nacelle où l’on tient à deux personnes.

choquequirao

Après cette traversée à la Indiana Jones, le plus dur reste à faire. Notre objectif est le camp situé à Choquequirao même. C’est-à-dire qu’il nous reste encore près de 1000 m de dénivelé à parcourir. C’est là que commence une ascension interminable. Au fur et à mesure des zig zags, et à force de montrer toujours plus haut, le paysage change. Il était rocailleux et aride il devient vert et humide. La végétation changera de cette manière jusqu’à Choquequiroa, où l’on peut parler de végétation semi-tropicale. Ce qui explique cela, c’est qu’en traversant l’Apurimac on vient de changer de montagne et l’exposition au soleil n’est pas la même.

choquequirao

Nous continuerons ce chemin difficile pendant au moins 4h. Après le déjeuner, le dénivelé se fait plus facile. C’est la dernière ligne droite avant Choquequirao. Parfois le chemin accroché sur les flancs de la montagne devient si étroit qu’un simple pas suffirait à nous faire rejoindre la rivière en un rien de temps. Les glissements de terrain sont fréquents et bien visibles.

Enfin, sur la montagne d’en face nous apercevons les première andenes, ces cultures en étage. Impressionnant. Elles semblent n’être attachées à la montagne par rien. Nous avons de la chance, nous avons marché plus rapidement que prévu et il nous reste que 1h30 de lumière pour pénétrer sur le site et voir le coucher de soleil sur la place du Palais Inca. Nous accélérons le pas dans un chemin on l’on ne voit plus le ciel. L’atmosphère est humide, nous sommes recouverts par des plantes, le site est presque tropical.

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Il est 3h33 lorsque j’ai l’impression que mon téléphone vibre. Après un instant de réflexion je réalise que mon téléphone est éteint et que rien ne capte si loin de la première ville. C’est un tremblement de terre. Tout le camp se réveille, les tentes deviennent des lampions. Finalement la montagne ne se détachera pas, et aucun rocher ne viendra nous percuter. Il faut dire que nous sommes dans l’endroit le plus sûr de la région. Les Incas n’avait pas construit là par hasard. Si ailleurs les chemin se déchirent, ici tout est intact depuis des centaines d’année.

Le risque maintenant pour nous, c’est le chemin de retour. Il n’y a que trois moyens d’accès au site, celui par lequel nous sommes arrivés, un qui est fermé car trop dangereux en raison de chutes de pierres et le chemin Inca qui va vers le Macchu Pichu mais qui prend cinq jours supplémentaires. Finalement les minuscules sentiers étroits ne sont pas déchirés.

Je vais maintenant vous laisser avec les images, rien ne parlera plus que celles-ci. Pour ceux qui voudrait en savoir plus sur le site de Choquequirao je vous invite à lire l’article Wikipedia.

Pour gagner ma montre Timex c’est ici.

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About The Maxime Desmet

Fondateur. "Ni Dieu Ni Maître" Diplômé en science de la communication et en management par l’Institut Français de la Mode, expert en communication digitale dans la mode au service de maisons ...

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3 Thoughts to Jusqu’à Choquequirao

  1. Dandynette 2 janvier 2013 at 16 h 29 min

    J’ai toujours rêvé d’arpenter le Pérou, ça fait plaisir d’en avoir un petit aperçu avec ces photos et ces anecdotes. Merci de nous faire partager ce très beau voyage!

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  2. Maxim 2 janvier 2013 at 17 h 35 min

    Merci @DANDYNETTE, n’hésites pas à lire les deux articles précédents.

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  3. mickael59 8 janvier 2013 at 4 h 03 min

    un beau voyage et de superbe photos sans conteste,j’aimerais beaucoup aller au Perou mais il faut que j’economise … dans un premiers temps mon projet pour aller en INDE et au Nepal est en priorite on doit faire des choix 🙂 en tout cas vraiment genial votre voyage Maxime.

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