mode homme changement de fursac

De Fursac est-elle une marque de Dandy ?

Florent-Alexis Wessels Faustin
25 avril 2012 – 23 Comments

mode homme changement de fursac

De Fursac, vous connaissez ? Suis-je bête, bien sûr que vous connaissez ! De notoriété publique, De Fursac, c’est une marque de mode homme française, spécialisée dans le costume de qualité. Une marque milieu de gamme, un peu province, dont l’image est dans l’inconscient collectif associée à de géants basketteurs en costume. Pas très cool. Mais voilà, il y a du changement dans la maison, et c’est l’occasion de remettre en question ce que nous savons d’elle.

Monsieur De Fursac

La marque naît en 1973, il y a « seulement » trente-neuf ans, de la volonté des frères Laufer. En 1990, Edmond Cohen acquiert la marque. C’est lui qui va la développer, et deux ans plus tard la première boutique et siège ouvre au 112 rue de Richelieu. En 2003, Edmond Cohen décide que Monsieur De Fursac doit abandonner le « Monsieur », trop pompeux.

Depuis, la société a su rester familiale. Sa fille le secondant au sein de la Maison. De Fursac gagne ses lettres de noblesse en offrant des costumes bien taillés, d’excellente qualité, à un prix élevé mais abordable. Sa bonne réputation, De Fursac la doit à ses tissus : elle entretient de proches relations avec Lanificio Cerruti, Lanificio F.lli Bacci, Zignone, Larus Miani, Boggio Casero… Des fabricants italiens de premier ordre avec certains desquels elle obtient même l’exclusivité de certains tissus.

Côté communication, la marque n’a jamais vraiment brillé, se condamnant à une image de maison institutionnelle, mais traditionnelle.

Nombreux sont les sujets interrogés « traumatisés » par les publicités projetées dans les cinémas de province, et par la signature « la griffe de l’homme ».

de fursac communication mode homme

Et peu de gens ont été impressionnés par les égéries choisies à la moitié des années deux mille. Tony Parker, Boris Diaw, etc. sont des personnalités intéressantes, mais peu aspirationnelles dès qu’il s’agit de construire le rêve du prêt-à-porter. Des personnalités assez « bling bling » qui ne ressemblent pas tellement à la marque.

Traditionnelle dans les coupes, traditionnelle dans le merchandising des boutiques… Bilan : une maison digne de confiance, mais pas spécialement dandy.

Une marque de dandy ?

Tout cela, vous le saviez déjà ! Alors pourquoi s’interroger sur le capital dandysme de De Fursac ? Dandies, dandinettes,précisément parce que De Fursac est devenue dandy. Un processus sur lequel j’aimerais revenir. La marque a su s’entourer pour aller plus loin que jamais, côté produit comme côté image.

mode homme lookbook

De Fursac automne/hiver 2011-2012

Elle a fait appel à l’atelier Franck Durand. Franck Durand a le métier que j’aimerais exercer un jour. Sollicité par une marque, il l’aide à devenir le meilleur d’elle-même. Qu’il s’agisse de Balmain (auprès de laquelle il a travaillé aux côtés de son épouse Emmanuelle Alt, du Vogue femme français), Charles Jourdan, ou encore Isabel Marrant par exemple. Avec ses conseils, De Fursac recrute Guillaume Lemiel à la direction artistique – celui-ci va opérer une révolution stylistique en douceur ; et change d’esthétique pour quelque chose de plus raffiné, de plus puissant. Le changement a commencé en hiver 2010 et s’est exprimé plus clairement cet hiver.

mode homme lookbook

De Fursac automne/hiver 2011-2012

Voyons cela en détail :

  • Côté produit

De Fursac a toujours été connue pour être une marque très orientée sur le produit. Peu de maisons possèdent en son sein, comme elle, des experts en développement matières, experts en tissus, et patronniers/modélistes, experts en termes de coupe. Sous l’influence de Guillaume Lemiel, les coupes se sont encore modernisées. Piochant tout de même l’essentiel de leur ADN dans la silhouette années cinquante à la Mad Men.

mode homme lookbook

De Fursac automne/hiver 2011-2012

Aujourd’hui toutefois, les coupes de costume sont impressionantes de précision. On distingue réellement deux coupes de costumes. Ne vous y trompez pas, il n’y a pas « une coupe pour les vieux et une pour les jeunes ». Les deux sont modernes : épaules et dos dessinés, jambes suggérées. Simplement l’une est droite mais ajustée ; l’autre est encore plus près du corps. Bien sûr, la deuxième emporte ma préférence.

mode homme lookbook

De Fursac automne/hiver 2011-2012

Changer les patronnages, faire évoluer les coupes, les développements, les séances d’habillage… cela coûte cher. Cela coûte plus cher encore lorsque vous décevez vos habitués, qui ne se « retrouvent plus » dans vos coupes. A cette question de savoir si les « anciens » fidèles de la marque sont déçus, la réponse est « non ». La marque a le courage de proposer des modèles auxquels elle croit, et cela marche. Anecdote relevée en interne : certains clients, « des plus anciens » d’ailleurs, se dirigent d’eux-mêmes vers les modèles les plus près du corps.

mode homme lookbook

De Fursac automne/hiver 2011-2012

Une veste qui dessine subtilement les épaules, décolletée assez bas, finissant à mi-fesses ; un pantalon étroit qui affine, et finit sur le haut de la cheville… Dandies, nous vous l’affirmons : De Fursac n’est pas loin du costume parfait.

mode homme lookbook

De Fursac automne/hiver 2011-2012

Et De Fursac s’apprête à peu à peu enrichir son vestiaire : la marque va agrandir son offre de casualwear ; elle propose déjà des jeans.

  • Côté image

C’est côté image que De Fursac a appuyé le plus fort. De l’aveu de sources internes, la communication n’avait pas été priorisée jusque là.

mode homme lookbook

Mais De Fursac se rattrape vite et fort. Nouvelles boutiques, nouvelle esthétique, et un univers sophistiqué, stylé, puissant… un univers qui fait rêver ! On a envie d’excuser les errements précédents. En même temps, De Fursac, avant Tony P., vous connaissiez ?

Dans ce making-of du lookbook automne/hiver 2011-2012, Vincent Viard, directeur délégué à Monsieur Cohen, explique la dynamique de De Fursac

Un changement en soi ? Si vous y regardez de près, voilà le changement : De Fursac s’est offert une image qui ressemble à ses produits. Lorsque l’on s’intéresse à l’industrie du vêtement, on réalise rapidement que si vous avez un bon produit, il est aisé de communiquer.

look book printemps été 2011

Dans le lookbook de la collection printemps/été 2011, De Fursac n’hésite pas à consacrer une page aux fabricants de tissus avec lesquels la marque travaille

Mais il faut avoir le produit.

Une approche esthétisante, axée sur l’épure, qui continue sur la saison printemps/été 2012 ; il ne manque à De Fursac que d’ajouter un peu de rock’n’roll, un peu d’humour dans son ADN, et ce sera la marque parfaite.

De Fursac Printemps/été 2012

De Fursac, c’est de mieux en mieux ces temps-ci. Sans Guillaume Rumiel, mais toujours avec le même mannequin (Adrien Sahores), la marque explore une élégance très années 60.

Et regarde du côté de Mad Men ? Non, la marque cite plutôt le très français Alain Delon, et ses tenues dans Plein Soleil de René Clément.

Alain delon rené clément

Affiche de « Plein Soleil », avec Alain Delon

alain delon années soixante

Alain Delon dans « Plein Soleil »

lookbook mode homme

De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

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De Fursac printemps/été 2012

Alors, convaincu ? Pour moi la réponse est claire. Lorsque l’on est ainsi capable de fournir un beau produit, et surtout d’insuffler tout le dynamisme nécessaire pour déplacer une maison entière sans décevoir ses clients historiques, on mérite à être connu.

Mais êtes deuls juges : De Fursac est-elle une marque de dandy ?

lookbook mode homme

Les copains qui sont d’accord :

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23 Thoughts to De Fursac est-elle une marque de Dandy ?

  1. High-toned.fr 19 décembre 2011 at 17 h 02 min

    Le probleme n’est pas vraiment le produit, plutot l’image de la marque.
    Ils sont arrivés sur le marché d’une belle manière, en tant que marque masculine novatrice et élégante. Mais ils n’ont pas forger d’histoire derrière ces premieres années… et ont surtout fait des choix douteux sur Tony Parker et l’equipe de France de Basket pour leur campagne. (Malheuresement je pense que, De Fursac a vite était assimilé a DeLaveine dans l’esprit des consommateurs)

    Cette année la maison De Fursac a compris, et ils ont pris le tres bon photographe Karim Sadli pour leur campagne. Puis booker Adrian Sahores pour la collection Spring Summer 2012.

    (Pas compris la video au super 8 d’ailleurs très 70s, quand tu as un look book et une campagne aussi lecher….)

    Tres intelligent d’aller chercher du Loro Piana, Lanificio Cerruti, TG di Fabio… Il faut que je passe voir ca… Essayer ca plutot !

    #
  2. dandinette 20 décembre 2011 at 11 h 39 min

    Article remettant en cause nos idées passées, j’adore !
    La vidéo retrouvée est une perle, ces pubs sont tellement ancrées dans notre inconscient collectif, c’est un très beau challenge d’entreprendre ce virage pour la marque, mais en effet, avec de beaux produits, tout est possible !

    De ce pas, je vais prendre sur moi et faire un tour dans la boutique rue de Richelieu.

    #
  3. edem - www.imnotapuertorican.com 23 décembre 2011 at 15 h 02 min

    SO dandy la griffe de l’homme(mais seulement depuis 2011 hein..)! en même temps avec jacque shu et franck durand à la com! les gammes de couleur hyper subtile! et les chaussures!(en tout cas celles que j’ai achetés, sorte de church’s montantes brun/roux)
    ils ont tout bon!

    #
  4. Robin N. 24 décembre 2011 at 0 h 57 min

    Merci pour la petite retrospective !
    Interessant ce lookbook, sur leurs looks les plus casuals ca se rapproche beaucoup de APC / Sandro …
    J’irai faire un tour à l’occase, voir ça de mes propres yeux !

    #
  5. chris 24 décembre 2011 at 1 h 00 min

    je ne peux qu’adhérer car ce renouveau est perceptible dans leur campagne avec une ligne qui ferait rêver don draper (mad men ) et des clichés flirtant avec une époque post moderne et élégante
    http://dipsblacklife.blogspot.com/2011/12/elegance-de-nimes.html

    #
  6. edem - www.imnotapuertorican.com 25 décembre 2011 at 14 h 48 min

    En terme de qualité, ils sont loin, loin devant sandro Robin…

    #
  7. Hakim 25 décembre 2011 at 23 h 34 min

    Bonjour,

    Comme la plupart, d’entre vous, je trouve que cette marque fait de bien plus beaux produits que par le passé. Mais je n’ai pas pour autant le désir de faire une éloge dithyrambique envers les gens qui ont amenés à cette chose. On dirait du Hedi Slimane d’il y a sept ans et je parle là aussi bien des coupes des costumes que des photos des campagnes qui ornent les espaces publicitaires de Paris depuis deux ans.

    Mr Cohen qui décide d’abandonner le terme  » Monsieur  » en 2003 n’a fait que marcher sur les pas d’Hedi Slimane qui avait décidé de faire cette même chose en 2000-2001 en reprenant Monsieur Dior pour en faire Dior Homme.

    Certes on est toujours tributaire de ses prédécesseurs et personne n’y échappe, mais des êtres s’emparent des choses vieilles comme le monde pour leurs donner un nouveau souffle avec talent.

    Je le réécris, j’aime vraiment les photos de l’article, mais je m’étonne juste de l’engouement de certains qui prêtent à cette marque des qualités créatrices que ma culture  » modesque  » m’empêche d’attribuer à De Fursac.

    C’est du déjà vu et pas que dans le prêt-a-porter du luxe, d’innombrable marque ont déjà fait et font toujours ce type de vêtements, avec des qualités inférieurs,égales ou supérieurs.

    Peut-être que je deviens un vieux ronchon, mais depuis la grande époque Dior Homme, je trouve que les créateurs ne se font pas assez violence, il suffit de resserrer les tailles, d’affiner les pantalons de donner une énième touche rock pour crier au talent ? Tout le monde s’habille de la même manière, des petites différences se font sentir d’un point vue social, car les uns peuvent se payer des couleurs et des matières plus nobles…

    D’aucuns peuvent croire qu’ils sont différents, mais le capitalisme ne se nourrit pas d’une consommation homogène, qu’on épouse une culture ou une contre culture, si on paie pour l’avoir on nourrit toujours la bête.

    Nous tous; nous nourrissons cette bête froide qu’est l’industrie de la mode, moi le premier, mais j’estime que cette marque n’a rien de Dandy, le Dandy n’est pas un opportuniste qui marche sur les cadavres du passé. Le Dandy à mes yeux est un conformiste dissident, cette marque est conformiste car elle sert la soupe mais en rien elle n’est en désaccord avec ce qui a cours dans l’industrie de la mode.

    Tout ceci me fait penser à une phrase de Coluche qui résume bien cette entreprise qu’est De Fursac, Cette marque  » n’est ni pour ni contre, bien au contraire  »

    Hakim

    #
  8. Florent 26 décembre 2011 at 0 h 27 min

    @tous : merci de vos avis, c’est intéressant de voir comment chacun situe la marque. Après tout, il n’y a pas de bonne réponse

    @Hakim : merci pour cette riche réponse très argumentée. Cela se défend ; De Fursac n’invente pas grand chose et il est vrai que cette esthétique épurée n’est pas nouvelle, et que rien d’absolument nouveau ne transparait non plus dans le style.
    Personnellement, je ne vois pas dans la mode homme le besoin de se démarquer fondamentalement des autres, parce que je suis partisan d’une mode assez tailleur, basée sur le vestiaire traditionnel. Mais encore une fois je comprends tout à fait ton point de vue.

    Je le retiens surtout quant à l’esthétique. Mais je trouve le reste si courageux que cela suscite mon indulgence. Ils ont déjà beaucoup changé, en mieux, et c’est sur la durée que le problème va se poser.
    Comme je l’ai dit, il manque de l’humour et de la légèreté dans cette nouvelle image.

    Ceci dit, la grande force de De Fursac c’est aussi la faiblesse de la concurrence nationale. Cela leur donne plusieurs longueurs d’avance.

    Mais tu as raison dans un sens : il faut en vouloir plus.

    #
  9. Hakim 26 décembre 2011 at 1 h 56 min

    Florent@ : La marque en elle même, je ne lui reproche rien, sincèrement je crois que je pourrais porter 90 % des vêtements vus en photo sur cet article.
    Car comme toi et beaucoup de monde, je n’attends pas de la mode masculine autre chose que de belles matières bien coupées. Ensuite tout un chacun élaborera, combinera et ajustera les pièces en fonction de ce qu’il est et de ses humeurs.

    Ce qui m’interpelle c’est l »attitude trop révérencieuse que l’on peut avoir sur le travail des entreprises de prêt-à-porter.

    Premièrement navré, mais je ne trouve pas cette marque courageuse. Le contraire du courage n’est pas la lâcheté, comme on pourrait le croire. Non… le contraire du courage, c’est le conformisme, c’est l’acceptation d’être comme tous les autres ou d’être comme les autres désirent que l’on soit.

    Deuxièmement, l’argument qui prétend que De Fursac tire sa force de la faiblesse de la concurrence nationale,sous-entendrait que le monde de la mode en France n’est pas atteint par l’économie de marché et la globalisation que cela engendre.

    Quand on obtient ce qu’on souhaite on s’en éloigne, le désir n’existe que dans l’absence, on ne veut plus ce qu’on a obtenu…J’enfonce peut-être des portes ouvertes avec ce genre de phrases toutes faites et cette philo de comptoir, mais on nous ressert sans cesse, les mêmes vêtements avec comme nuance des coloris différentes d’une saison à l’autre. Pourquoi veux-ton toujours la dernière veste ou la dernière paire à la mode ? Personnellement j’ai mes réponses et elles sont bien plus vieilles que moi, il suffit d’étudier la sociologie du Vêtement.

    Enfin, troisièmement, j’aimerai finir sur une note plus atténuée. Nous pouvons tous nous féliciter qu’une marque française se soit ainsi corrigée, elle continue sa transformation depuis déjà deux ans et je trouve ça très louable que tu te fasses l’écho de la chose.

    Je sais bien que je peux donner l’impression de minauder ou d’avoir un discours pompeux, après tout on ne parle que chiffons…Mais d’une boutique à l’autre, d’un blog à l’autre, d’une capitale à l’autre, tout ressemble à tout. C’est effrayant quelque part.

    Cordialement Hakim

    #
  10. David 26 décembre 2011 at 11 h 21 min

    Flo, est-ce que tu es allé essayer les costumes De Fursac pour en parler avec autant d’enthousiasme?

    Pour ma part j’y suis allé dans le cadre de leurs ventes ( pas vraiment ) privées, attiré par les jolies photos de leur site reprises par tous les blogd de la place, et j’ai été vraiment déçu par les coupes… ton article se fonde-t-il sur leur look book ou tu es allé checker?

    Point de vue image, leur nouveau positionnement luxe ne correspond absolument pas avec leur stratégie online. Le coup de la vente privée a -30% annoncées sur tous les blogs de la place étant l’exemple le plus criant…

    Et puis, personnellement à chaque fois que j entends cette marque je ne peux pas m’empêcher d’entendre « le griffe de l’homme »…

    #
  11. Florent 26 décembre 2011 at 14 h 41 min

    @David : oui effectivement j’ai pu essayer les costumes auprès des RP.

    Ils m’en ont aussi prêté un le temps d’un week end. J’ai été convaincu. Ensuite, il faut savoir que chaque patronnage correspond à un très petit panel de physionomies… Et si on n’est pas dedans ça ne nous va pas. Là, forcément, 2 coupes, c’est limité.

    Ils ne se positionnent pas plus luxe que cela dans leur discours, je trouve ; et dans le business, de toutes façons, tout le monde fait des soldes et des ventes privées sans exception… cf. Mr Porter et ses -50% aujourd’hui.

    Mais c’est vrai qu’en termes d’images cela reprend à fond les codes du luxe.

    Enfin, de toutes façons, tout le monde se réclame du luxe aujourd’hui ; cf. le discours des vendeurs de chez Banana Republic, lol.

    #
  12. NICOLAS 26 décembre 2011 at 20 h 30 min

    Je rejoindrai la pensée de David de Webandluxe sur twitter : quand on entend parler de la même marque sur internet, c’est qu’il y a une grosse vague de communication derrière. Surtout quand les visuels sont les mêmes … je trolle peut être mais c’est dommage de ne pas voir vous avoir laissé les mains libres pour créer autour de la marque, c’est pourtant plus impactant 😉

    #
  13. Ether 27 décembre 2011 at 16 h 23 min

    Le vêtement par nature ne peut être « dandy », c’est uniquement l’individu qui l’est.
    Le véritable dandy cherchera à fuir toute marque étiqueté comme telle.

    #
  14. High-toned.fr 29 décembre 2011 at 16 h 45 min

    Je comprends pas chaque marque possede un pole marketing ou communication … Si l information retrouve sur les blogs, c’est que les personnes ont reuissi leur travail, et surtout pas negliger les bloggeurs.

    Je trouve ca plutot positif, apres c’est aux bloggeurs de faire un choix editorial.

    Pour moi si De Fursac manufacture avec des matieres italiennes de qualite (Loro Piana, Lanificio Cerruti, TG di Fabio), ca ne les positionnent en rien en « Luxe »

    #
  15. Paul 3 janvier 2012 at 20 h 49 min

    Article avec du fonds et de l’analyse, intéressant, merci.
    Les vestes sont-elles aussi courtes que sur les photos?
    Quelles sont les spécificités des deux patronages?

    #
  16. Florent 4 janvier 2012 at 20 h 12 min

    @Paul : Merci du compliment, Paul.

    Un patronage définit la forme du vêtement fini : chaque pan de tissu composant le vêtement est découpé dans une toile, qui va servir de repère lorsque l’on découpe le tissu qui sera confectionné.

    Chaque forme de vêtement limite/définit les personnes à qui cela va aller. Tout le monde n’est pas fait pareil et c’est là qu’on le distingue le plus clairement.

    Un patronage n’a pas de spécificité en soi, mais se définit par rapport aux autres possibilités.

    Typiquement, chez De Fursac, une coupe voit la veste tomber à mi-fesses, donc assez courte, la jambe fuselée donc prêt du corps, finissant sur une cheville à 15/17 cm de diamètre.
    L’autre est moins près du corps, présente plus d’aisance : une carrure plus large, une veste plus longue, un pantalon plus droit finissant sur une cheville plus lâche.

    Je fais du sens ?

    #
  17. Michaël 8 janvier 2012 at 13 h 23 min

    Merci pour cet article complet et consacré à une bien jolie marque française. DE FURSAC a réussi à se réinventer une communication à sa hauteur avec une bonne dose de génie artistique et de réflexion stratégique.
    Je suis un inconditionnel de la marque depuis longtemps et je peux confirmer que le produit lui a toujours été au top niveau; que ce soit pour la qualité des matières ou celle des coupes.
    Je suis par contre moins convaincu par leur incursion dans le prêt-à-porter. Que ce soit en terme de style ou même de stratégie de marque. Mais cet avis n’engage que moi !

    #
  18. Jehan 10 mai 2014 at 14 h 39 min

    Je me permets de rebondir sur ce que vient de dire Michael. Je suis moi aussi un adepte de la marque et j’ai toujours été jusque là très satisfait de leurs produits. Mais je soupçonne De Fursac d’avoir baissé la qualité de leurs tissus ces dernières années.

    En effet, les deux derniers costumes que j’ai acheté, en 2012 et 2013, se sont tous les deux troués moins d’un an après avoir acheté le premier et moins de 3 mois après avoir acheté le second.

    Mon expérience fastidieuse avec le service client qui m’a bien proposé une expertise de mes vestes, qui a bien conclu à une usure prématurée des tissus mais qui n’a donné lieu à aucun effet (même pas un geste commercial) m’a amené à bannir la marque de mon dressing. Dommage…

    #
  19. Florent-Alexis Wessels Faustin 13 mai 2014 at 9 h 32 min

    @Jehan : Bonjour Jehan,
    merci pour ton témoignage, c’est important pour nous aider les uns les autres à faire de « bons achats ».
    Du coup, vers qui te tournes tu desormais ?

    #
  20. Jehan 18 mai 2014 at 19 h 53 min

    Justement je ne sais plus trop si cela vaut vraiment le coup de mettre le prix pour un costume. Mais je compte sur votre site pour m’éclairer…

    #
  21. Dan 23 juin 2015 at 22 h 38 min

    Bonjour Jehan
    Personnellement mes pantalons coton de la marque tiennent le coup, je veux dire ici qu ils ne se trouent pas.
    A cette nuance près: je recommande d acheter les chinos dans la collection hiver plutôt que dans la collection été … De fait les modèles coton estivaux se fripent beaucoup trop vite ! Ils manquent indéniablement de tenue.
    Côté costume, je viens de m offrir chez la marque un modèle prince de galles drap de laine di Fabio
    Pouvez vous me dire qui était le drapier choisi pour vos costumes fursac
    Et où se sont ils troues?
    Merci

    #
  22. jehan 18 janvier 2016 at 10 h 25 min

    Bonjour Dan,

    Merci pour tes précieux conseils, je n’avais jamais pensé qu’il pouvais y avoir une différence de qualité entre les collections été et hiver. J’irai comparer…

    Les toiles de mes costumes étaient signées Cerruti, donc en principe une bonne garantie de tenue dans le temps. Je me trompe?
    Je n’ai plus le grammage de la toile mais c’était une toile résolument fine (probablement 120’s).
    Malgré une activité tout a fait normale de bureau (je tiens à le précisé car cela m’a été opposé) et un port 1 à 2 fois par semaine, mes deux costumes se sont troués au niveau des coudes. Le costume qui à une durée de vie supérieure à 1 an présentait également des traces d’usure avancée de la toile au niveau des fesses.

    #
  23. Kwult 28 août 2017 at 13 h 01 min

    J’avoue que la question m’a fait marrer, mais c’est une question que l’on peut légitiment se poser quand on voit les costumes très Dandy Style !

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