streetstyle homme

Dandy du jour #58 : Anthony Joseph Biddle

Florent-Alexis Wessels Faustin
18 décembre 2012 – 5 Comments

Le dandy du jour aurait fêté ses 115 ans aujourd’hui, mais son style, dandiesque déjà à son époque, le reste encore aujourd’hui. Le streetstyle homme que je vais vous présenter était ambassadeur pour les Etats-Unis. C’est chic, non?

Voici Anthony Joseph Biddle.

streetstyle homme

Il y a de nombreuses inspirations à prendre dans cette silhouette. Le col club surtout, que nous adorons, et dont nous vous parlerons très bientôt dans « Dandyclopédia : Le col club » et « Dandy a dit : mettez des chemises col club« . Le col club, ici porté avec une cravate, revêt une longueur et une hauteur qui le rendraient absolument parfait aujourd’hui encore. Au début du siècle dernier, on porte le col club très haut. De nos jours, il convient de l’arborer dans une forme plus moderne, dans des dimensions allant de 3 à 5 ou 6 centimètres maximum.

Le costume croisé est aussi un élément à reprendre. En revanche, les revers sont ici énormes par rapport à ce qui est dans l’air du temps. Les revers doivent faire au maximum 1,3 fois le centimètrage du col de la chemise. En revanche, le décolleté de la veste est extrêmement moderne, avant-gardiste pour l’époque.

La pochette, pour finir, est parfaitement adaptée au goût de l’époque, même si aujourd’hui, elle serait peut-être un peu trop excentrique. On lui préférerait sûrement une pochette pliée simplement, laissant seulement apparaître une ligne blanche.

Les gants, fins, tenus comme un objet de contenance, sont aussi un exemple à suivre. Mon ami le dandy du jour #29, Raphael, a un goût immodéré pour les gants, et c’est une qualité rare, appréciable. C’est dans ces objets superflus que l’on trouve souvent un souci esthétique fort. Dans les moindres détails.

Il y a un autre élément que je trouve hypnotisant dans cette silhouette, et qui explique aussi sûrement le succès de Mad Men, c’est ce petit élément dont la Loi Evin m’interdit logiquement de faire l’apologie : il fume. Parfaitement élégant, il fume, dans une attitude convaincue d’homme qui ne doit rien à personne, et qui profite de chaque instant que lui donne la vie. Comme le héros d’A Rebours de Huysmans.

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5 Thoughts to Dandy du jour #58 : Anthony Joseph Biddle

  1. Marc Firaud 19 décembre 2012 at 23 h 00 min

    Simplement parfait, et parfaitement dans l’air du temps.

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  2. Florent 26 décembre 2012 at 15 h 08 min

    Content qu’il te plaise. Tu es plutôt friand d’élégance traditionnelle, je me trompe ?

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  3. Marc Firaud 27 décembre 2012 at 13 h 47 min

    Ça se voit tant que ça? ^^ Oui, je préfère l’élégance traditionnelle, mais je ne rejette pas non plus un brin de folie, en dehors des canons de « la tradition » tant que celui ci démontre une maitrise des styles car avant d’innover il est bon de savoir déjà les maitriser et vous savez comme moi que cela est un long apprentissage, que innover n’est pas juste une touche de n’importe quoi juste pour faire « comme si » ou « comme untel » parce que c’est écrit dans un torchon comme Elle O, CQ ou une entreprise de relooking criant a tue tête « soyez Dandy c’est la mode » sans comprendre que le dandysme n’est pas une mode, mais une philosophie voir une ascèse, alors qu’ils ne sont pas eux même élégants. 🙂

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  4. Florent 28 décembre 2012 at 19 h 20 min

    @Marc : ha ha, oui, ça se voit tant que ça.
    Absolument d’accord avec toi, et je pense qu’au delà de cet appréhension de la philosophie de vie dans son ensemble, nous partageons les mêmes goûts ; le goût de la discipline dans l’excellence.
    J’ai entendu une chose sublime, je ne sais plus ni où ni quand, et cela s’appliquait à la musique mais pourrait s’appliquer à toutes les disciplines dont l’élégance.
    L’essence de la déclaration était quelque chose comme : l’innovation, c’est la continuation de l’oeuvre, parce que l’invention est nécessairement du plagiat (était sous-entendu que celui qui croit inventer se leurre, et plagie, parfois à son insu).

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  5. Dandynette 4 janvier 2013 at 14 h 42 min

    Voilà la fine fleur du mâle. Comme cela a été précisé en mentionnant la cigarette*, l’attitude y est pour beaucoup; c’est la tenue, l’expression qui épanouissent la mise. Certains pourraient s’habiller tout aussi bien que M. Biddle sans que ça ne prenne. C’est là qu’on voit si le dandysme représente une éthique ou une simple lubie.
    J’apprécie aussi le détail des gants, qui ne sont pas sans me rappeler la distinction du Comte Robert de Montesquiou, l’essence du dandysme à mes yeux. http://sylectures.files.wordpress.com/2012/11/le-comte-robert-de-montesquiou-1897.jpg

    *à propos de cigarette: effectivement dans certains cas elle peut s’avérer un supplément à l’élégance, tout particulièrement au bout d’un porte-cigarette. Je trouve que certaines femmes ont l’art et la manière de s’en servir, sans jouer les donzelles au chic outrancier.

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