Mercedes Benz 300 SL

Dans ma Benz…

Charly Desmet
1 décembre 2012 – 2 Comments

Quand on aime, on ne compte pas…

Certes… La personne qui a déclaré cela n’a clairement pas été touchée par la crise…

Cependant, elle n’a pas totalement tort : on dépense parfois avec (un peu) plus de passion que de raison, et si on ne le faisait pas, personne ne lirait mon article et j’arborerais un saillant jogging, de magnifiques charentaises pas fabriquées en Charente et un t-shirt Tektonik.C’est un peu dans cette optique que j’achèterais la nouvelle Mercedes Classe A. C’est une Mercedes donc ça roule bien, et ça, même si les grands principes de la mécanique automobiles vous rebutent au point de vous intéresser autant qu’un groupe de bulots révolutionnaires du Guatemala, vous le savez, tout au fond, que la Merco c’est pas pour les péquenauds.Mercedes Benz Class A

On est des hommes, des vrais, avec des poils et tout, mais on vit en ville, et les créneaux dans les boulevards encombrés, ça met à mal notre fierté masculine.

Mercedes Class A

Fini de jouer, fini le mini monospace des générations précédentes, la Classe A, comme son nom l’indique, a la Classe, avec un grand C, oui. Ce n’est pas qu’une question de style (oui c’est une belle voiture), c’est une question d’esprit. Cette voiture pense à vous. Comme le disait mon collègue Jimmy, que je remercie au passage pour sa gentillesse, ses conseils et ses photos, on a tout le confort d’une grande, dans une petite. Comme quoi, même pour les machins à 4 roues, la taille ne compte pas toujours. Adieu l’angoisse des créneaux, la caméra de recul vous dit ou votre bolide va atterrir grâce au calcul de trajectoire en réalité augmentée. Comme ça, on peut faire le mec, sans rayer ses belles jantes. On a même les vitesses au volant comme dans la Ferrari de Schumi !
Si Luke Skywalker avait eu tout ça dans son vaisseau, l’Empire n’aurait jamais contre-attaqué.

Pour le style, j’ai voulu comparer la bête avec un couple de Mercedes complètement différentes : La 300SL et son évolution moderne, la SLS.

La Classe A, située entre les 25 et 40 000€ (à peu de choses près), propose des éléments de styles communs avec le super coupé sport SLS qui lui vous délestera de 200 000€. La version toute électrique est à 416 000€ et vous permettra de faire la blague : « Mais où ai-je garé ma watture ? » (ce n’est pas de moi), sans le plein ni le télépéage. Il est intéressant de voir que cette citadine hérite, comme les grandes, du patrimoine de la marque à l’étoile. L’histoire de Mercedes est associée à de nombreuses innovations dans le monde de l’automobile, notamment l’invention du moteur à combustion interne, le gros truc gris avec des pistons, des valves et tout et tout. De la A à la SLS, on sent cette rigueur allemande, ce souci du détail, cette robustesse. La Classe A est une des seules voitures qui sonne comme une Clio tout en restant super cool. Là est la vraie performance.

On retrouve des éléments en commun : l’intérieur des deux véhicules, que le prix d’un pavillon sépare, est assez similaire.

Il est donc raisonnable de s’attarder sur l’une des illustres ancêtres de ces deux modèles : la mythique 300SL, avec les portes papillons.

Je ne dirais pas que le Classe A s’inscrit dans une tendance rétro non plus, mais on retrouve des éléments visuels qui font appel à l’histoire de la marque à l’étoile. La calandre en est un exemple, sans être outrancière, elle est composée de lignes dynamiques et imposantes tout comme ses ancêtres.

1952, Mercedes participe à la Carrera Panamericana, la Pan Am. Une voiture atypique, nommée la 300SL gagne la course. Karl Kling et Hans Klenk ont porté le papillon à la victoire et ce, malgré des collisions avec des vautours.

Mercedes Karl Kling et Hans Klenk

La Pan Am, c’est une traversée du continent américain dans une belle auto, sans ceintures (à l’époque), juste avec des tripes et du style, le rêve du Gentleman Driver. C’est l’écrin parfait pour la naissance de cette légende. Mercedes demandera à Friedrich Geiger, son illustre designer de l’époque, de dessiner une version routière du bolide victorieux.

mercedes 300 sl

Elle se dévoile au salon de l’automobile de New York (80% de la production sera d’ailleurs vendue aux Etats-Unis). Vendue à 3258 exemplaires (1400 coupés, 1858 cabriolets) de 1954 à 1963, la Sport Leicht (Sport allégée) est à la pointe : l’aérodynamisme, l’injection, le design, le confort, la précision… Il y a même une douche intégrée, oui oui, avec la pluie, l’ouverture des portes papillons avait pour effet d’arroser les occupants du véhicule qui étaient déjà bien occupés à s’en extraire.

La SL est en partie assemblée avec de l’aluminium, chose encore rare et prisée en 2012. 29 d’entres elles auront même droit à une carrosserie tout aluminium. La rareté de ce modèle, considéré par beaucoup comme la plus belle voiture d’après-guerre, fait qu’il se négocie de nos jours à environ 20 millions d’euros, so dandy. Quand on aime, on ne compte pas, je vous le rappelle.

Mercedes papillon

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2 Thoughts to Dans ma Benz…

  1. Romain 3 décembre 2012 at 18 h 42 min

    Bel article ! Riche en apprentissage sur Mercedes mais ça reste hors de prix pour le commun des mortels ;-)

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  2. mickael59 8 janvier 2013 at 4 h 06 min

    oui on compte pas lol mais le banquier te rappel en cas de derapage lol

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btt